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By: Frantz Roncier 0 0

Développement du Plan de Vidéoprotection Parisien

Vœu présenté par les élus du groupe Parisiens Progressistes, Constructifs et Indépendants

Rattaché à la délibération 2019 SG 9

Relatif à un développement du Plan de Vidéoprotection Parisien

Vu l’arrêté du 12 Messidor an VIIIet les articles L2512-13à L2515-16 du Code Général des Collectivités Territoriales, présentant la répartition dérogatoire des pouvoirs de police sur le territoire parisien entre la Ville de Paris et la Préfecture de Police ;

Considérant comme base de réflexion l’augmentation des actes délictueux à Paris au cours des dernières années (+20% entre 2012 et 2017 / Chiffres du Ministère de l’Intérieur) ;

Considérant par ailleurs que les Parisiens sont plus exposés aux victimations personnelles que le reste des habitants de la Région l’Ile-de-France (12,5% vs 8,2% / Étude 2017 IAU îdF) ;

Vu aussi le Diagnostic de la sécurité des Parisiens dans leur vie quotidienneréalisé sur demande la Ville de Paris ;

Considérant que ce document met en exergue, au-delà de la seule insécurité factuelle, la perception qu’ont les Parisiens de leur sécurité ;

Considérant qu’à cet égard, les personnes interrogées ont une acception large de la notion de sécurité (allant de l’agression la plus grave à l’incivilité du quotidien) et que les biais d’amélioration qu’ils privilégient portent sur la régulation de l’espace public et l’amélioration du cadre de vie ;

Considérant le lancement le 21 Novembre 2012 du Plan de Vidéoprotection pour Paris (PVPP) et son approbation lors du Conseil de Paris des 23 et 24 novembre 2009 ;

Vu les délibérations 2015 SG 61et 2018 SG 14étendant son application ;

Considérant que Paris compte aujourd’hui 1 309 caméras de vidéoprotection ;

Vus les articles L.223-1et L.251-2du Code de la Sécurité Intérieure énonçant que le maire d’une commune est responsable de la définition des objectifs assignés au système de vidéoprotection ;

Considérant que la vidéoprotection n’est pas envisagée dans le cadre de l’audit sécurité, bien que celle-ci permette une réduction du sentiment d’insécurité comme de l’insécurité factuelle (que ce soit en matière de prévention que de résolution) ;

Considérant que notre approche de la vidéoprotection doit aujourd’hui être adaptée à de nouveaux enjeux tel que lereport géographique et fonctionnel de la délinquance, la lutte contre les incivilités, la protection des biens et évidemment la lutte contre le terrorisme ;

Considérant que cette adaptation passera par une importante augmentation du nombre de caméras, afin de couvrir plus efficacement l’ensemble du territoire parisien et plus spécialement les arrondissements aujourd’hui sous-équipés (11ème, 15ème, 17èmeet 20èmearrondissements notamment) ;

Considérant que la définition du périmètre « vidéoprotégé» parisien s’étalant sur l’ensemble des zones estimées comme particulièrement sensibles pour la sécurité des administrés et de leurs biens dépend de la compétence de la Maire de Paris ;

Considérant que du fait de sa grande diversité de population et d’usagers, de sa densité démographique importante, de son important attrait touristique, de son statut de capitale et de centre économique, social et culturel régional comme national, le besoin en vidéoprotection concerne en réalité l’ensemble du territoire parisien ;

Considérant également qu’afin d’empêcher les reports de délinquance, l’effort de vidéoprotection doit être menée conjointement avec la RATP, qui dispose de près de 40 000 caméras sur le territoire régional, et avec les autres acteurs institutionnels de la Région parisienne (Région Ile-de-France, Métropole du Grand Paris, départements de la petite couronne, communes limitrophes, …) ;

Considérant que la Ville de Paris doit, aujourd’hui plus que jamais, envisager l’ensemble des options afin d’assurer la sécurité de ses habitants et de ses usagers, ainsi que de leurs biens ;

Sur la proposition des élus du groupe Parisiens Progressistes, Constructifs et Indépendants, le Conseil de Paris émet le vœu  que la Ville et la Préfecture de Police lancent une nouvelle étape du Plan de Vidéoprotection de la Capitale :

 

 

  • En mettant à jour ses objectifs, notamment en matière de protection des biens ;

 

  • En définissant les contours d’un nouveau périmètre protégé :

 

  • D’une part, en installant 300 nouvelles caméras dans Paris, couvrant ainsi l’ensemble du territoire de la capitale, notamment les arrondissements sous-équipés et les espaces résidentiels ;

 

  • Et, d’autre part, en initiant une coopération dans cette optique avec les différents acteurs institutionnels de la Région parisienne (RATP, Région Ile-de-France, Métropole du Grand Paris, départements de la petite couronne, communes limitrophes, …) ;

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